Inspection RGIE des panneaux solaires : les étapes à connaître

Installations solaires et électricité durable  |  5
Manon Stiernon
Inspecteur vérifiant un coffret électrique et un onduleur d’une installation photovoltaïque résidentielle, avec des panneaux solaires visibles à l’extérieur.

Pourquoi un contrôle RGIE est-il nécessaire ?

En Belgique, une installation photovoltaïque doit respecter le Règlement général sur les installations électriques (RGIE). Le contrôle de conformité est réalisé par un organisme de contrôle agréé avant la mise en service de l’installation, notamment lorsqu’elle est raccordée au réseau électrique.

À quels moments faut-il faire contrôler l’installation ?

Le contrôle est généralement obligatoire dans les situations suivantes :
  • à la fin de l’installation photovoltaïque, avant sa mise en service ;
  • après une modification ou une extension importante de l’installation électrique ;
  • lorsqu’un nouveau circuit, un onduleur ou une batterie est ajouté ;
  • dans le cadre d’un contrôle périodique applicable à l’installation électrique du logement.

Les modalités administratives peuvent varier selon la Région, le gestionnaire de réseau et la nature de l’installation. Le contrôle RGIE ne remplace donc pas les éventuelles démarches auprès de votre gestionnaire de réseau, comme la déclaration de mise en service ou l’enregistrement de l’installation.

Les documents à préparer avant la visite

Pour permettre à l’inspecteur de travailler efficacement, l’installateur doit préparer un dossier complet. Les documents habituellement demandés sont notamment :
  • le schéma unifilaire de l’installation ;
  • le plan de situation indiquant l’emplacement des panneaux, de l’onduleur, du coffret et des équipements associés ;
  • les caractéristiques techniques des panneaux, de l’onduleur et, le cas échéant, de la batterie ;
  • les notices ou certificats de conformité des équipements ;
  • les informations relatives à la mise à la terre et aux dispositifs de protection ;
  • les éventuels rapports de contrôle précédents.

Le schéma unifilaire doit correspondre à l’installation réellement exécutée. Une différence entre le plan et le câblage présent sur place peut entraîner une remarque, voire un refus temporaire de conformité.

Comment se déroule concrètement le contrôle ?

Le contrôleur commence par comparer les documents avec l’installation visible. Il vérifie ensuite les principaux éléments de sécurité, aussi bien du côté courant continu que du côté courant alternatif. La production solaire peut rester sous tension même lorsque le réseau est coupé : cette particularité impose une attention particulière aux sectionnements, aux câbles et à la signalisation.

Les points vérifiés par l’organisme agréé

Le contrôle porte notamment sur les éléments suivants :
  • Le tableau électrique : présence, identification et dimensionnement correct des protections, disjoncteurs et différentiels.
  • La mise à la terre : continuité du conducteur de protection, raccordements équipotentiels et valeur mesurée lorsque cela s’applique.
  • Le circuit continu : état des câbles solaires, connecteurs, cheminements, polarités, protections et séparation des circuits.
  • L’onduleur : raccordement, accessibilité, protection et conformité de l’équipement.
  • Le sectionnement : possibilité d’isoler les différentes parties de l’installation pour permettre une intervention en sécurité.
  • La signalisation : présence d’indications signalant la présence d’une source de production électrique et l’existence de circuits pouvant rester alimentés.
  • Les batteries : lorsque l’installation en comprend, ventilation, protections, emplacement et raccordement sont également examinés.

L’inspecteur peut réaliser des mesures électriques et des essais fonctionnels. Il ne s’agit pas simplement de vérifier si les panneaux produisent de l’électricité : l’objectif est de contrôler la sécurité de l’ensemble de l’installation.

Le résultat : conformité ou remarques à corriger

À la fin de la visite, l’organisme de contrôle établit un rapport. Lorsque l’installation respecte les exigences applicables, un rapport favorable est délivré. Ce document est généralement nécessaire pour finaliser les démarches auprès du gestionnaire de réseau et pour conserver une preuve de conformité de l’installation électrique.

Que faire en cas de refus ?

Un rapport défavorable précise les infractions ou remarques constatées. Les problèmes fréquents concernent par exemple un schéma incomplet, une protection mal dimensionnée, une mise à la terre insuffisante, une mauvaise identification des circuits ou une absence de sectionnement adapté.

Les corrections doivent être réalisées par l’installateur ou un électricien compétent. Une nouvelle visite peut ensuite être nécessaire afin de vérifier la levée des remarques. Il est important de conserver le rapport initial et les preuves des travaux effectués, notamment en cas de vente du logement, de sinistre ou de modification ultérieure de l’installation.

Le rôle de Sol-Air dans la préparation du contrôle

Pour maximiser les chances d’obtenir un rapport favorable dès la première visite, Sol-Air peut accompagner le projet photovoltaïque en veillant à la cohérence entre l’installation, le schéma unifilaire, les protections et les documents techniques. Une préparation rigoureuse permet de réduire les retards de mise en service et d’identifier les éventuelles adaptations avant le passage de l’organisme agréé.

FAQ sur le contrôle RGIE photovoltaïque

Le contrôle RGIE est-il obligatoire pour des panneaux solaires ?

Oui, une installation photovoltaïque raccordée à l’installation électrique du bâtiment doit être contrôlée conformément au RGIE avant sa mise en service. Des contrôles peuvent également être requis après une modification ou une extension importante.

Qui réalise le contrôle ?

La visite doit être effectuée par un organisme de contrôle agréé. L’installateur prépare l’installation et les documents, mais il ne peut pas se substituer à l’organisme indépendant chargé de la réception.

Combien de temps dure une inspection ?

La durée dépend de la puissance, de la complexité de l’installation, de la présence d’une batterie et de l’accessibilité des équipements. Une installation résidentielle simple demande généralement moins de temps qu’un système comportant plusieurs onduleurs ou différents tableaux.

Faut-il contrôler les panneaux eux-mêmes ?

Le contrôle porte sur la conformité et la sécurité de l’ensemble : panneaux, câbles, connecteurs, protections, onduleur, mise à la terre, coffrets et raccordement au réseau. L’inspecteur vérifie les éléments accessibles et les caractéristiques documentées de l’installation.

Le contrôle RGIE garantit-il le rendement des panneaux ?

Non. Le RGIE concerne principalement la sécurité électrique et la conformité de l’installation. Le rendement dépend notamment de l’orientation, de l’inclinaison, de l’ombrage, de la puissance installée et du fonctionnement de l’onduleur.

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